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Abandonné à l’âge de trois ans par sa mère, qui l’a eu à l’âge de 16 ans, il est confié à son père, Iroquois d’origine, ancien commando et garde du corps dans une ambassade. Furieux du départ de sa compagne, le père de Tim se réfugie dans l’alcoolisme et dans la maltraitance. Alors qu’il a cinq ans, Tim se plaint auprès d’une assistance sociale. Apprenant la nouvelle, son père, furieux, le bat et, le jetant dans l’escalier de la cave, lui brise la mâchoire et les jambes.
Tim est alors envoyé à l’hôpital et son père est déchu de ses droits paternels. Il est cloué durant trois ans sur son lit d’hôpital, ne recevant aucune visite, vivant dans l’espérance continuelle de remarcher. Il est alors envoyé à l’Assistance Publique. À onze ans, accusé injustement d’avoir incendié une grange, il part en maison de correction. Bizuté par ses camarades, il devient lui-même violent et est muté dans la section “D”, dur à cuire. À 12 ans, il fugue, il dort à Paris sous un pied de la tour Eiffel. Son désir est de vivre “libre” dans le Paris des années 60. Violé par un « monsieur très chic », il échoue chez des braqueurs de prostituées qui l’embauchent comme guetteur, mais aussi comme gigolo. Il découvre la perversité de certains milieux mais aussi l’entraide entre les plus pauvres et l’amitié vraie. À 15 ans, il est pris par la police. Il réalise son rêve: se faire renvoyer de maison de correction, ce que personne n’avait réussi jusqu’alors. Un juge ému par son dossier lui donne sa chance et l’envoie en apprentissage chez un tailleur de pierres. Parallèlement, il découvre la boxe, qui l’aide à canaliser son énergie. Il décroche finalement un CAP de tailleur-sculpteur de pierres des Compagnons du Devoir.
Par hasard, il découvre la Communauté de l’Arche, fondée par Jean Vanier en faveur des handicapés mentaux. Une rencontre avec le père Thomas Philippe, prêtre catholique cofondateur de l’Arche, le mène également sur la voie de la conversion. Il parvient enfin à pardonner à son père et à surmonter le traumatisme de son enfance. Depuis, marié, il se consacre aux jeunes en difficulté.
Citation : “Ma vie est aussi cabossée que mon visage. Mon nez, à lui seul, compte vingt-sept fractures. Vingt-trois proviennent de la boxe ; quatre, de mon père. Les coups les plus violents, je les ai reçus de celui qui aurait dû me prendre par la main et me dire ” je t’aime “. Il était iroquois. Quand ma mère l’a quitté, le poison de l’alcool l’a rendu fou. Il m’a battu à mort avant que la vie ne poursuive le jeu de massacre. J’ai survécu grâce à trois rêves : me faire renvoyer de la maison de correction où j’étais placé – un exploit jusqu’alors jamais accompli ; devenir chef de bande ; tuer mon père. Ces rêves, je les ai réalisés. Excepté le troisième. C’était à deux doigts… Durant des années, la flamme de la vengeance m’a fait vivre.“
Et pourquoi n’a-t-il pas réalisé ce troisième vœu ? Parce que sur ce grand chemin d’une vie parsemée de blessures a surgi un amour, l’Amour “plus fort que la haine” qui désormais récupère toute une vie de vengeance et la transforme en une vie de don et que l’amour et le fait d’être aimé repousse au plus loin les sombres limites de la haine.
Une excellente lecture pour tes vacances !
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Laissez-moi m’en aller
Jean-Paul II, la force dans la faiblesse
le témoignage du secrétaire de Jean-Paul II
Un témoignage plus qu’autorisé, celui du Secrétaire de Jean-Paul II, le Cardinal Stanislaw DZIWISZ, à découvrir au plus vite !
Avec l’aide de Czeslaw Drazech, le cardinal Stanislaw Dziwisz, qui a été pendant de nombreuses années le secrétaire particulier du pape, mais surtout son ami et son confident, relate les derniers jours et les resitue par rapport à la place de la souffrance dans sa vie comme dans son enseignement.
Ce témoignage sans précédent est complété par celui de deux autres proches de Jean Paul II.
Le professeur Renato Buzzonetti, médecin personnel du pape, décrit pour la première fois les principales interventions chirurgicales et les soins médicaux auxquels il fut soumis jusqu’aux derniers jours de sa vie. Angelo Comastri décrit l’incroyable pèlerinage des fidèles venus de tous les coins du monde pour saluer le pape une dernière fois.
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Présentation “des ténèbres à la lumière” de Juliane Picard
Drancy, Birkenau, Auschwitz, Ravensbrück, Malchow, Leipzig…
Juliane Hechter-Picard, arrêtée le 22 mars 1944 à l’âge de 19 ans, est de ceux et celles qui en gardent le souvenir inscrit dans leur être tout entier : chair, cœur, esprit, volonté… numéro de matricule.
Juive incroyante, elle devient chrétienne. A-t-elle renié le judaïsme ? Elle l’a trouvé ou retrouvé en rencontrant le Christ, ou plutôt en étant rencontrée par Lui.
” Rencontre fulgurante, inattendue, bouleversante “. C’était le 7 décembre 1957. Invitée depuis de nombreuses années à parler de sa vie de déportée et de sa rencontre du Christ, en particulier auprès de jeunes, il a paru judicieux de transformer l’exercice en un livre d’entretiens destiné aux jeunes générations.
Comme aime à le répéter Juliane Picard, on peut vivre sans pain, on ne peut pas vivre sans Amour. C’est avec cette conviction profonde, présente tout au long de ce témoignage, qu’il nous est possible de répondre à cette douloureuse question : est-il possible de croire en Dieu après Auschwitz ?

